Alarme, filet ou clôture de piscine : comment assurer la sécurité de son bassin ?

Certaines piscines privées ont l’obligation d’être équipées d’un dispositif de sécurité. L’objectif ? Limiter le risque de noyade, tout particulièrement des jeunes enfants. Afin de sécuriser l’accès au bassin, il existe différentes solutions, chacune offrant ses avantages et ses inconvénients. Découvrez tout ce qu’il faut savoir pour faire votre choix entre une alarme, une couverture, un abri ou une clôture de piscine, et ainsi sécuriser votre piscine.

Sécurité de la piscine : que dit la loi ?

Depuis le 1er janvier 2004 et la mise en application de l’article L. 128-1.A du Code de la construction et de l’habitation, il est interdit de faire l’impasse sur la sécurité de la piscine. Cela concerne tout particulièrement les piscines privées, mais aussi celles à usage collectif, comme les piscines d’hôtel, les piscines familiales ou encore les piscines de camping. L’obligation d’installer une clôture de piscine ou un autre équipement de sécurité ne concerne que les bassins enterrés partiellement ou totalement. Raison pour laquelle les piscines hors-sol, gonflables ou encore démontables échappent à cette réglementation.

Les propriétaires ont le choix entre 4 dispositifs de sécurité différents, chacun devant répondre à des normes réglementées :

  • les barrières de protection répondant à la norme NF P90-306 ;
  • les systèmes d’alarme sonore (NF P90-307) : il pourra s’agir d’une alarme d’immersion ou périmétrique ;
  • les couvertures de sécurité (NF P90-308) ;
  • les abris (NF P90-309) et structures solides du type véranda.

À l’issue de l’installation du dispositif de protection de piscine avec un filet, une alarme ou encore un abri, le vendeur ou l’installateur a l’obligation de délivrer une notice d’information présentant les caractéristiques de l’équipement et les recommandations générales pour éviter tout risque de noyade. Dans le cas contraire, le professionnel s’expose à une amende pouvant atteindre 45 000 €. Quant au propriétaire ne se conformant pas à l’obligation d’installer un système de sécurité, il encourt une amende du même montant.

Dispositif de sécurité de la piscine : les critères de choix

Entre un dispositif de sécurité de la piscine via une alarme, une barrière de protection, une couverture et un abri, il n’est pas toujours facile de choisir la solution la mieux adaptée à sa situation. Pour prendre votre décision, il est généralement conseillé de se fier à 5 principaux critères :

  • Le budget : tous les systèmes ne demandent pas le même investissement. Si les abris sont les plus onéreux, ils sont aussi les plus sécurisants. A contrario, une alarme immergée se montre beaucoup plus économique, mais n’alerte qu’une fois la chute dans l’eau réalisée.
  • La forme du bassin : si la forme de la piscine est relativement classique (rectangulaire, carrée, etc.), le propriétaire aura l’embarras du choix pour ce qui est du système de sécurité. Face à un bassin à la forme libre, il sera bien souvent nécessaire de faire construire une couverture ou un abri sur mesure. Les propriétaires auront ainsi tendance à plutôt se diriger vers une alarme afin de limiter le coût d’investissement.
  • L’usage de la piscine : bien qu’un abri soit plus onéreux, il permet de profiter de la piscine tout au long de l’année. Un avantage appréciable, notamment si l’eau est chauffée.
  • Les équipements de la piscine : si le bassin est doté d’un système de chauffage, il est plus intéressant d’utiliser un dispositif clos, comme un abri, un volet roulant ou une couverture.
  • L’esthétique : parce qu’elle est presque invisible, l’alarme est l’équipement qui dénature le moins l’aspect de la piscine. Bien qu’ils soient visibles, l’abri et la couverture peuvent malgré tout s’avérer esthétiques. A contrario, une clôture de piscine aura tendance à gâcher l’effet d’ensemble.

La sécurité d’une piscine avec une alarme : le choix de la facilité

Assurer la sécurité de sa piscine via une alarme, c’est la solution la plus simple à mettre en œuvre. Il faut dire que ce dispositif s’installe très facilement et qu’il est très peu coûteux : comptez entre 150 et 700 € en moyenne. En cas de chute dans le bassin ou de franchissement du périmètre de sécurité, l’alarme retentit, permettant au propriétaire de réagir rapidement. Discrète et automatique, l’alarme de piscine se montre également simple d’utilisation au quotidien.

Malgré ces avantages, ce dispositif présente un grand nombre de limites. Puisqu’il s’agit d’une solution préventive, l’alarme devra obligatoirement être associée à un autre dispositif de sécurité, dans la mesure où elle n’empêche pas l’accès à la piscine. Autre inconvénient : elle est susceptible de se déclencher de façon intempestive, notamment à cause des animaux sauvages ou domestiques.

Pour assurer la sécurité d’une piscine avec une alarme, les propriétaires ont le choix entre deux solutions :

  • L’alarme immergée : installée à l’intérieur du bassin, elle va sonner lorsqu’un mouvement anormal est détecté à la surface de l’eau, pouvant être par exemple provoqué par la chute d’un enfant.
  • L’alarme périmétrique : grâce à un système de détection infrarouge, elle permet de créer un périmètre de sécurité, délimité par 4 bornes. Lorsque ce dernier est franchi, elle se déclenche.

La clôture de piscine : un dispositif infranchissable

L’alternative à l’alarme, c’est la clôture de piscine. Installée tout autour du bassin, elle va protéger tout le périmètre, empêchant les enfants en bas âge d’y accéder en dehors des moments de baignade. Pour être conforme à la norme NF P90-306, cette barrière doit au minimum mesurer 110 cm de haut, être placée au moins à 100 cm du bassin et disposer d’un portillon verrouillable et solide. Ce dispositif présente l’avantage d’être pratiquement infranchissable pour les enfants et d’exister dans de nombreux styles et matériaux.

La clôture de piscine n’est pourtant pas exempte de tout reproche. Si les prix débutent aux alentours de 1 000 €, les équipements d’entrée de gamme sont généralement peu esthétiques. Il faudra prévoir un budget conséquent, pouvant atteindre 10 000 €, pour disposer d’une barrière élégante. De plus, elle nécessite d’avoir de la place autour du bassin afin d’être conforme à la réglementation et oblige à veiller à ce que les enfants ne puissent pas l’escalader.

Selon les envies des propriétaires, on distingue principalement 3 types de clôtures de piscine :

  • La barrière fixe : les poteaux et la clôture sont solidement installés et ne peuvent pas être délogés.
  • La barrière amovible : elle présente le même aspect à une différence près, ses panneaux peuvent être démontés.
  • La barrière amovible : avec cette solution, la clôture peut se coucher ou rentrer dans le sol afin de disparaître lors de la baignade.

La couverture de piscine : une solution polyvalente

La couverture est bien souvent la solution préférée des propriétaires. Qu’il s’agisse d’un simple système de protection de la piscine avec un filet ou d’un véritable volet roulant, ce dispositif permet à la fois d’empêcher l’accès au bassin et de protéger la piscine des polluants extérieurs. Que la couverture soit souple ou rigide, elle présente un autre avantage : elle limite l’évaporation de l’eau et les déperditions thermiques, permettant de gagner jusqu’à 3 à 4 degrés. En plus d’assurer l’hivernage de la piscine, elle se montre esthétique et discrète. Considérée comme un investissement à long terme, la couverture de piscine est malgré tout relativement économique. Comptez au minimum 10 €/m² pour un système de protection de la piscine avec un filet, 30 €/m² pour une couverture à barre, 2 000 € pour un volet manuel et 3 500 € pour un volet automatique sur mesure.

Le principal inconvénient de la couverture de piscine est son utilisation. En effet, il peut se montrer fastidieux d’ouvrir et de fermer le bassin lors de chaque baignade. Toutefois, cet inconvénient peut être limité selon le modèle choisi :

  • La bâche à filet : ce système de protection de la piscine avec un filet offre une sécurité sommaire à petit prix. Cependant, il peut se montrer difficile à utiliser au quotidien.
  • La couverture à barre : elle est constituée d’une toile qui est maintenue par des barres d’aluminium placées sur le côté. Elle est aussi compliquée à utiliser, sauf si elle est dotée d’un système d’enroulement sans effort.
  • Le volet : qu’il soit automatique ou manuel, il permet de découvrir le bassin en toute simplicité et très rapidement. Seul bémol, le coffre de rangement du volet peut parfois être inesthétique.

L’abri de piscine : une véritable extension de la maison

Dernière solution pour protéger son bassin : l’abri de piscine. En plus d’interdire l’accès au bassin, il le protège des intempéries, conserve la chaleur et permet de se baigner plus longtemps. Les modèles suffisamment grands peuvent même faire office d’extension de la maison et ainsi devenir une nouvelle pièce. Beaucoup plus perfectionné et agréable à utiliser qu’une alarme ou une clôture de piscine, l’abri constitue un investissement à long terme puisque son coût varie en moyenne entre 2 000 et 40 000 € selon le modèle.

Si l’abri de piscine est la solution la plus aboutie pour protéger son bassin, il nécessite malgré tout de faire certaines concessions. Au-delà du prix de l’abri, il impose de réaliser une déclaration préalable de travaux. De plus, il a besoin d’être aéré et demande un entretien régulier.

En matière d’abri de piscine, les propriétaires ont le choix entre plusieurs solutions :

  • Fixe ou amovible : l’abri pourra être définitivement fixé au sol, à l’image d’une véranda, ou s’ouvrir en toute simplicité à l’aide d’un rail.
  • Manuel ou motorisé : si l’abri de piscine est amovible, son ouverture et sa fermeture pourront être réalisées de façon manuelle ou automatique à l’aide d’une motorisation.
  • Haut, mi-haut ou bas : les abris de piscine bas font généralement moins de 180 cm de haut, tandis que les abris hauts ou mi-hauts se rapprochent davantage d’une véranda de par leurs belles dimensions, permettant de se déplacer en toute simplicité autour du bassin.